Dans ce domaine comme dans d’autres..

Les filles ne seraient-elles pas en train de prendre le contrôle ? Illustrons un peu ce propos avec 2 exemples :

Elise, 30 ans, San Francisco. DJ du canal « indy-pop rocks » de Soma Fm. J’ai déja rappelé mon attachement à cette radio depuis plusieurs années, pendant lesquelles j’ai desespérément cherché un concurrent serieux. Jamais trouvé. Son espace perso est ici.

Blanca, 29 ans, Madrid. DJ du Moloko, bar résolument Rock Indépendant de la capitale espagnole. Chez elle, c’est .

En regardant les influences de ces demoiselles, les 2 profils m’inspirent ceci :
– les groupes que je connais, j’aime vraiment et j’écoute ça à longueur d’année (Shins, Stars, New Pornographers, Grandaddy, Apples In Stereo, etc…)
– les groupes que je ne connais pas sont plus nombreux que les précédents. Le seul commentaire qu’ils m’inspirent pour le moment, est le suivant : « pourquoi bordel j’ai pas tous ces disques à la maison ! »

Pourquoi ces 2 dames là ?
La première est DJ dans le sens animatrice de radio. J’ai déjà souligné mon dégoût de la radio rock fm actuelle, qui ne prend plus un risque pour etre le premier à passer des artistes interessants, et ont pratiquement toutes franchi le cap 100% commercial. Les exemples ne manquent pas (Le Mouv, Oui Fm, Virgin Radio, RTL2 ou je ne sais quoi encore).
Des risques, Elise en prend tous les jours en programmant des artistes de la scene indépendante, parfois signés sur des Majors, mais quand meme souvent en dehors de ce circuit. Et surtout au mépris de tout circuit commercial puisqu’elle le fait sans vendre 1 seule seconde de publicité. Au risque de fragiliser la survie de la station.
La seconde est DJ dans le sens où elle passe des disques dans un club (plutôt un bar) pour faire danser des gens. Là encore, la performance est à signaler lorsqu’on sait quel type de soupe est servi en général dans les clubs.
Dans le même style, citons aussi le collectif PMU (comprenez Pop Music United) qui sévit au Pop’In de temps en temps, emmené également par une jeune fille.

Ne cherchez pas une quelconque revendication d’ordre féministe dans mes propos. Ces 2 dames là ont largement dépassé ce débat.
Nous sommes au 21e siècle, et il est d’usage de passer des disques signés Universal en radio en attendant la prochaine coupure publicitaire, comme il est d’usage de payer une fortune des DJs qui revendiquent leur statut d’artiste pour mixer 3 rythmes électroniques.
Au mépris de ces règles commerciales, ces jeunes filles sont devenues ce qu’il convient d’appeler des références, des pointures, osons même dire les meilleures, à force de passion.
Chaque heure passée en leur compagnie nous rapproche un peu (seulement, mais c’est déja bien) de la discothèque parfaite. Et tout ce que j’arrive à dire c’est « pourquoi j’ai pas tous les disques de la discothèque d’Elise chez moi ? », et « pourquoi je n’étais pas au Moloko le week end dernier ? »

Des groupes emmenés par des jeunes femmes, Elise et Blanca en supportent un bon paquet, de Stars à Rilo Kiley, en passant par Tilly and The Wall, Tegan and Sara et bien d’autres. Si vous le voulez bien, concluons alors ce post par l’un de ces groupe, une video pleine de la douceur d’Emily Haines, avec la moitié du groupe Canadien Metric:
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=P_tsD3Dyfnc&feature=related[/youtube]

Immédiatement suivie de la version live du même morceau (Live it Out, tiré de l’album du même nom) accompagné du groupe au complet, pour les fans de plus gros son à base de Telecaster tranchante.
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=MGB_D82tR54&feature=related[/youtube]

Blame Canada…

..pour avoir des artistes aussi talentueux.
Pour mémoire, et aussi pour ceux qui ont manqué ce qu’il convient d’appeler un chef d’oeuvre cinématographique « South Park, The Movie » (bon ok, c’est pas précisément un chef d’oeuvre, mais je n’écris pas non plus un blog sur le ciné), voici le fil conducteur de ce film. Alors l’histoire, euh..c’était quoi déjà. Ah oui pour une raison obscure de film canadien visionné par Stan, Kyle, Kenny et Cartman, l’anarchie se propage dans la bonne vieille ville de South Park. La situation devient tellement préoccupante que la Maison Blanche ne trouve rien de mieux que de déclarer la guerre au Canada. Pour l’occasion, le chant de guerre sera alors celui-ci :

free music


Et pourtant j’aime le Canada.
Et pas seulement le sirop d’Erable et Robin Scherbatsky(!) Parlons plutôt des groupes canadiens. Au Canada, c’est comme si les conditions météo stimulaient la création musicale. On imagine aisément, l’hiver au Canada, -30°C, un mètre de neige, qui bloque la sortie du studio de répétition. Forcés d’y jouer tout l’hiver, les musiciens.
Capitale de la province de l’Ontario, Toronto occupe une place de choix dans le paysage musical du pays, puisqu’elle compte probablement beaucoup de musiciens coincés dans le studio l’hiver. Plutôt que de dresser une liste de groupes plus ou moins connus/obscurs qui y sont nés (ce qui serait à la fois trop long et difficile), usons plutôt des medias mordernes pour illustrer cette abondance musicale. Je commence ici par la chanteuse Torontoise Amy Millan.

Amy Millan en solo, tendance Folk, ça donne cela :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/04/amylosinyoufin.mp3]

Amy Millan en solo, tendance Country, ça donne ceci :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/04/amyruby.mp3]

Amy Millan avec son groupe Stars, tendance Pop. Voici le final de l’album. Je vous previens c’est beau.
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/04/starscalendargirlfin.mp3]

Sur cette scene Torontoise, on y trouve aussi le groupe Metric, petit frere « Rock » de Stars. Voici le final de l’album. Je vous previens ça envoie.
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/04/metricliveitoutfin.mp3]

Amy Millan participe aussi au projet Broken Social Scene, très Indy, tendant parfois vers l’expérimental.
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/04/brokensocialfireeyedboydebut.mp3]

Et lorsque la scène de Toronto rencontre le succès, cela donne Feist.
Feist, c’est certes un peu plus consensuel. On aime ou on aime pas, mais jugez plutôt sur la video ci-dessous.. Il s’agit de la performance de Leslie Feist donnée l’année dernière lors d’un passage à un célèbre show américain. Performance que l’on pourra qualifier d’exceptionnelle, accompagnée notamment des New Pornographers, groupe Indy-Pop originaire de … Vancouver, Canada.
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=DmEHauRTzJI[/youtube]

La classe, non?