Indy pop rocks


Soma Fm est une radio « free and commercial free » (traduire gratuite et sans pub) emettant sur internet de leur antenne de San Fransisco. Elle comporte plusieurs canaux, dont le veritable bijou « indy pop rocks » , programmé par leur DJ Elise, qui diffuse 24/24 des artistes signés sur des labels indépendants ou parfois pas signés du tout.

L’objet de ce post n’est pas tellement de faire éloge de la station de radio (par ailleurs déja souligné lors de l’introduction du blog, et qui fera certainement l’objet d’un post à part entière) mais plutôt de vous faire part des conséquences potentiellement ravageuses de nouvelles lois sur les droits d’auteur. En effet, depuis 2007, une nouvelle loi américaine leur oblige à reverser des droits retroactivement depuis 1998. La radio qui par ailleurs n’a aucun revenu a donc fait appel à leurs auditeurs en vendant une compilation d’artistes du meilleur cru. Compilation que j’ai donc achetée (si si)
La compilation , intitulée « 14 slices of heaven » éditée à cette occasion, regroupe ce qui se fait de mieux dans les artistes indy pop-rock aux Etats-Unis. Les groupes aux noms géniaux comme « Say Hi To Your Mom », « Built Like Alaska », « Magneto », « Pompeii », « The Jane Anchor » cachent des vraies pépites de rock comme l’ont délaissée les radios actuelles, trop occupées à se jeter sur le dernier phénomène aux ventes multi-platinées outre-manche.
Chacun y trouvera probablement sa perle : les accros aux belles mélodies pop bien entendu, comme les amateurs de batterie avec le titre joué par « +/- (Plus/Minus) », son tempo très soutenu et ses roulements cosmiques :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/04/plus_minus-wakingupfin.mp3]

Personnellement je suis toujours sur le cul par le titre du groupe « Oranger » en ouverture du CD, qui mériterait de remplacer « Take me out » au titre de plus gros tube rock du millenaire :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/04/01-oranger-crooked.mp3]

Dans un tout autre style la chanson clôturant la compil jouée par « Pompeii » a de quoi donner des frissons et renvoyer Coldplay faire du cerf-volant sur leur plage de Brighton (qui a dit d’où ils n’auraient pas dû sortir ? Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit..).
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/04/pompeiimiraclemilefin.mp3]

En plus, pour quelques dollars de plus (et un dollar, ce n’est pas grand chose), vous aurez un magnifique T-Shirt (Et le droit d’avoir votre minute de célébrité sur le net, cherchez bien, il y a des visages familiers dans les 3 premières pages..)

Blame Canada…

..pour avoir des artistes aussi talentueux.
Pour mémoire, et aussi pour ceux qui ont manqué ce qu’il convient d’appeler un chef d’oeuvre cinématographique « South Park, The Movie » (bon ok, c’est pas précisément un chef d’oeuvre, mais je n’écris pas non plus un blog sur le ciné), voici le fil conducteur de ce film. Alors l’histoire, euh..c’était quoi déjà. Ah oui pour une raison obscure de film canadien visionné par Stan, Kyle, Kenny et Cartman, l’anarchie se propage dans la bonne vieille ville de South Park. La situation devient tellement préoccupante que la Maison Blanche ne trouve rien de mieux que de déclarer la guerre au Canada. Pour l’occasion, le chant de guerre sera alors celui-ci :

free music


Et pourtant j’aime le Canada.
Et pas seulement le sirop d’Erable et Robin Scherbatsky(!) Parlons plutôt des groupes canadiens. Au Canada, c’est comme si les conditions météo stimulaient la création musicale. On imagine aisément, l’hiver au Canada, -30°C, un mètre de neige, qui bloque la sortie du studio de répétition. Forcés d’y jouer tout l’hiver, les musiciens.
Capitale de la province de l’Ontario, Toronto occupe une place de choix dans le paysage musical du pays, puisqu’elle compte probablement beaucoup de musiciens coincés dans le studio l’hiver. Plutôt que de dresser une liste de groupes plus ou moins connus/obscurs qui y sont nés (ce qui serait à la fois trop long et difficile), usons plutôt des medias mordernes pour illustrer cette abondance musicale. Je commence ici par la chanteuse Torontoise Amy Millan.

Amy Millan en solo, tendance Folk, ça donne cela :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/04/amylosinyoufin.mp3]

Amy Millan en solo, tendance Country, ça donne ceci :
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/04/amyruby.mp3]

Amy Millan avec son groupe Stars, tendance Pop. Voici le final de l’album. Je vous previens c’est beau.
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/04/starscalendargirlfin.mp3]

Sur cette scene Torontoise, on y trouve aussi le groupe Metric, petit frere « Rock » de Stars. Voici le final de l’album. Je vous previens ça envoie.
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/04/metricliveitoutfin.mp3]

Amy Millan participe aussi au projet Broken Social Scene, très Indy, tendant parfois vers l’expérimental.
[audio:http://half-right.fr/wp-content/uploads/2008/04/brokensocialfireeyedboydebut.mp3]

Et lorsque la scène de Toronto rencontre le succès, cela donne Feist.
Feist, c’est certes un peu plus consensuel. On aime ou on aime pas, mais jugez plutôt sur la video ci-dessous.. Il s’agit de la performance de Leslie Feist donnée l’année dernière lors d’un passage à un célèbre show américain. Performance que l’on pourra qualifier d’exceptionnelle, accompagnée notamment des New Pornographers, groupe Indy-Pop originaire de … Vancouver, Canada.
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=DmEHauRTzJI[/youtube]

La classe, non?